Une pratique pour tous

La Pratique

Pourquoi le Kungfu ?

Une pratique pour tous

POURQUOI LE KUNG FU ?

un chant ancien...
pour un souffle nouveau...

Le terme “Kungfu” (gongfu), en Chine, ne signifie pas “art martial”. C'est un qualificatif qui désigne un homme qui s'est réalisé, accompli par un travail dans un art, quel qu'il soit !"Wu Shu" signifie littéralement "arrêter la lance", "déposer les armes"...  Celui qui pratique le "Kung Fu Wu Shu" est donc un homme qui s’accomplit à travers l’étude des arts martiaux dans la recherche de la paix, de l'équilibre et de l'harmonie...C'est la vocation de votre école de Kungfu, de vous permettre de retrouver vitalité, souplesse, paix intérieure et confiance en soi à travers la pratique de cette discipline !

Pratique du Kungfu à l’école de Caen
DE LA LÉGENDE À NOS JOURS…

Aux origines des
arts martiaux chinois

Les arts martiaux chinois puisent leurs origines au plus profond des âges... Issus du fond shamanique chinois, ce sont les monastères de Wudang et de Shaolin qui ont été les sources les plus connues de leur diffusion. Il existe aujourd'hui près de 450 styles différents.

On distingue souvent les arts dits "externes", originaires de l'extérieur de la Chine (Inde) liés au courant bouddhiste du monastère Shaolin, des arts dits "internes", intérieur à la Chine, du mont Wudang, affiliés au courant taoïste. Mais dans la  réalité, les deux courants se sont nourris mutuellement au fil des ans. Interne et externe ne sont finalement que deux processus d'apprentissage. Le premier part des principes corporels, de la cultivation de l'énergie interne, pour aller vers l'expression de cette énergie sous une forme particulière... Le second envisage en premier lieu la structure, la forme et l'expression dynamique, pour intérioriser peu à peu le travail. Les deux aspects sont évidemment indissociables. 

NOTRE STYLE, NOS ORIGINES...

Les orIgines du Baï He Quan

La tradition du Fujian, au sud de la Chine, fait remonter la naissance du Bai He Quan à une femme du XVIIᵉ siècle : Fang Qiniang. Son père, Fang Zhonggong, aurait été moine du monastère Shaolin du Sud, expert du Shiba Luohan Quan – le poing des Dix-Huit Arhats. Fuyant la destruction du temple, il se réfugia dans la région montagneuse du Fujian, où il enseigna son art à sa fille unique.

Après la mort de sa mère, Qiniang s’installa à Yongchun, contrée de forêts humides où abondent les grues blanches. C’est là qu’elle apprit la mort de son père, tué lors d’un duel. Décidée à perfectionner sa maîtrise, elle poursuivit seule son entraînement.

Un jour, raconte la légende, alors qu’elle balayait la cour, une grue se posa près d’elle. Qiniang tenta de la chasser à coups de bâton, mais l’oiseau esquiva, détourna, dévia sans jamais abandonner .Elle observa alors ses mouvements : sa grâce, la précision de ses piques, la manière de répondre à la force sans s’y opposer.

De cette observation naquit un art nouveau, fondé sur la souplesse, la vigilance et la sensibilité. Qiniang combina les techniques héritées de Shaolin avec la légèreté de la grue : ainsi prit forme le Bai He Quan, un style où l’on cherche la justesse et la souplesse plutôt que la puissance. Les versions diffèrent — rêve symbolique pour certains, rencontre réelle pour d’autres, mais toutes expriment la même idée : C’est dans la souplesse que réside la vraie force.

Parce qu’il fut conçu par une femme, le Bai He Quan met en valeur la rapidité, la précision, et le travail interne plutôt que la force musculaire. Son influence s’étendra jusqu’à Okinawa, où plusieurs maîtres intégreront ses principes dans les formes anciennes de karaté, comme en témoigne le Bubishi, manuscrit classique reliant les arts du Fujian à ceux des Ryukyu.

CE QUE VOUS ALLEZ DÉCOUVRIR…

Une voie…
Une façon d'être…

Quelle valeur aurait une pratique qui ne s'intégre pas au quotidien ? Votre Kungfu, peu à peu, deviendra une façon d'être, un mode de vie ! A travers les exercices préparatoires (Jiben gong), le travail interne (Neïgong, Qigong), l'apprentissage des formes et les exercices de renforcement (Waïgong), vous développerez un "corps de kungfu".Souplesse, relâchement,  fluidité coordination, endurance...  vous permettront, non seulement de préserver votre santé,  mais également de retrouver équilibre, énergie, disponibilité... Vous mouvoir avec aisance et agilité dans n'importe quelle situation du quotidien deviendra une seconde nature !

Le travail avec partenaire(s), vous enseignera l'écoute et la compréhension,  la confiance en soi. Vous y apprendrez à comprendre l'énergie adverse et à bien vous placer dans une situation d'opposition, voire de conflit. Vous saurez vous déplacer efficacement pour agir et répondre  avec justesse. La pratique persévérante vous permettra de transposer ces qualités à toutes les situations "conflictuelles" du quotidien. Au travail, dans vos relations sociales ou familiales, vous aborderez les "épreuves" avec plus de sagesse et de sérénité !

Santé, Energie, Confiance et Sérénité vous amèneront peu peu à changer votre regard sur le monde, à aborder la vie, avec plus de recul, d'humilité et de positivité, pour faire de votre pratique un chemin... une voie de réalisation, un véritable kungfu !

Application martiale en duo
NOTRE KUNGFU...

Beauté et souplesse
du mouvement,
fluidité de la forme, efficacité du geste,...

L’esprit du style : la stratégie de la grue

La grue ne s’oppose pas à la force : elle l’esquive, l’absorbe et la retourne. Le Ming He Quan cultive cette intelligence du combat. Plutôt que de bloquer durement avant de riposter, on y apprend à couper l’initiative adverse, à absorber juste ce qu’il faut, à entrer dans l’axe pour briser l’équilibre et frapper dans la continuité. Trois mots résument cette stratégie : économiser — aucun mouvement superflu, la trajectoire la plus courte prévaut ; relier — du pied à la main, le corps agit comme un seul ensemble ; pénétrer — la frappe vise l’ouverture, l’interstice, la rupture de structure.

Cette approche développe chez le pratiquant des qualités très concrètes : la détente plutôt que la crispation, l’enracinement plutôt que la force brute, l’écoute et l’à-propos plutôt que la précipitation. C’est un travail du corps entier, où la précision compte davantage que l’ampleur du geste.

Des principes techniques hérités de la tradition

La tradition transmet ces principes par des images simples et parlantes : avaler (tūn 吞) — absorber l’attaque sans se crisper ; cracher (tǔ 吐) — émettre la force à l’instant juste ; flotter (fú 浮) — alléger le corps pour changer de direction ; couler (chén 沉) — s’enraciner et devenir lourd au bon moment. Le pratiquant apprend à enchaîner ces états presque instantanément : dans la Grue qui chante, le passage de l’absorption à la percussion se joue en un éclair.

Le cri qui donne son nom au style n’est pas un ornement : le son accompagne l’expiration et aide à relier la frappe au centre du corps. Il révèle au pratiquant le moment exact où l’énergie est délivrée. La puissance recherchée n’est pas musculaire mais élastique et vibratoire (tán dǒu jìn 彈抖勁) : elle part du sol, traverse le bassin et le tronc, puis se décharge dans la main en un temps très bref.

La main de la grue tire plutôt qu’elle ne pousse : les « paumes-flèches » suivent des trajectoires courtes et pénétrantes, vers les ouvertures et les cibles vulnérables. Et selon le principe « base et flèche », une main contrôle ou dévie pendant que l’autre pénètre : défense et attaque ne se succèdent pas, elles s’emboîtent.

De la légende à nos jours

Une lignée
ininterrompue de maîtres

Fang Qiniang

XVIIᵉ siècle · Fujian

La tradition du Fujian fait remonter la naissance du Bai He Quan à une femme. Son père, moine du Shaolin du Sud expert du Shiba Luohan Quan, lui transmit son art ; elle le fit évoluer en observant une grue blanche.

Le Shaolin du Sud

Fuzhou · Chine du Sud

Les styles du Sud se forgent autour de Fuzhou : travail rapproché, structure interne, mains vives. La Grue y prend racine et se transmet de maître à élève.

Xie Zhongxiang

1852 – 1930 · La grue qui chante

Fondateur du style Ming He Quan, la « boxe de la Grue qui chante ». Il élabora une méthode fondée sur la complémentarité du dur (gang) et du souple (rou), et sur une respiration profonde coordonnée au mouvement.

Huang Sheng Shyan

1910 – 1992 · Maître de la lignée

Expert de Bai He Quan devenu maître reconnu de Taïchi Chuan, Huang Sheng Shyan relie la Grue Blanche aux arts internes. Il est le fondateur de notre lignée, dont l'école perpétue aujourd'hui la transmission.

Lau Kung King

Maître héritier du style « Huang »

Maître héritier du style « Huang », Sifu Lau Kung King transmet aujourd'hui l'essence de la branche Huang. Sifu Hérald Loygue suit son enseignement et le diffuse au sein de l'école.

Hérald Loygue

Normandie · depuis 1986

Fondateur de l'école Lishan à Caen, Sifu Hérald Loygue représente la troisième génération de la lignée du Chengzi Taïchichuan et perpétue le Kungfu de la Grue en Normandie.

CONTENU DE LA PRATIQUE

Une pratique complète, adaptée à tous...

BAI HE QUAN

Le style de Grue blanche que nous pratiquons s'appelle Ming He Quan, littéralement « poing de la grue qui chante », prit forme au XIXᵉ siècle dans la région de Fuzhou. Selon les lignées traditionnelles, sa création ou codification initiale est attribuée à Pan Yuba, disciple de Lin Shixian, deux maîtres issus du courant Bai He de Yongchun.

Pan Yuba aurait intégré des éléments du Luohan Quan et du Shaolin du Sud à l’essence du Bai He, donnant naissance à une pratique centrée sur la respiration sonore et la force vibratoire interne.

Le style fut ensuite transmis, développé et diffusé par Xie Zhongxiang, également connu sous son nom d’Okinawa : Ryu Ryu Ko. Maître respecté à Fuzhou, Xie forma de nombreux élèves chinois et étrangers, parmi lesquels Higaonna Kanryo, futur fondateur du Goju-Ryu d’Okinawa, et le célèbre maître Huang Sheng Shyan, qui devint plus tard maître de Taïchi Chuan, et qui est le fondateur de notre lignée.

Au fil des générations, le Bai He Quan s’est diversifié en plusieurs branches, chacune développant un aspect particulier du style :

  • Le Fei He Quan (Grue Volante), spectaculaire et gracieux. Ses mouvements amples imitent la grue en vol, avec des sauts, des déploiements d’ailes et des battements caractéristiques. C’est la branche « longue distance », qui privilégie l’extension maximale des membres pour garder l’adversaire à distance.
  • Le Ming He Quan (Grue Criante ou « grue qui chante »), branche la plus « interne » du style, dont le maître le plus célèbre, Xie Zhongxiang (1852-1930), révolutionna le style en créant les fameuses « Méthodes de flèche » (箭法) et en développant le principe « 一触即发、一发如箭 » (au moindre contact, déclencher comme une flèche). Cette branche influença directement le karaté d’Okinawa via Higaonna Kanryo.
  • Le Zong He Quan (Grue Bondissante), mettant l’accent sur la force explosive vibratoire appelée « Zong Jin » – une capacité à générer une puissance dévastatrice par un mouvement de tout le corps semblable à un frisson (image traditionnelle d’un chien qui s’ébroue). On dit que cette branche influença profondément Wang Xiangzhai, créateur du Yi Quan.
  • Le Shi He Quan (Grue qui mange), branche plus offensive, imitant la grue chassant sa proie, utilisant simultanément mains, pieds et corps pour rentrer dans la garde.
  • Le Su He Quan (Grue Dormante), moins documenté, qui complète cette famille en explorant d’autres aspects des mouvements de la grue.
Au programme

La pratique se compose de :

  • Exercices préparatoires : Jiben Gong, Qigong, Zhang Zhuann, Song gong...
  • Formes : à mains nues, avec armes, canne, bâton, lance, épée, sabre.
  • Applications Tuishou
  • Qinna Shou ("saisir et controler")
  • Système défensif
  • Sanshou
NOTRE KUNGFU, C'EST AUSSI...

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