LISHAN

KUNGFU

Tang Lang Quan

Ecole de Kungfu de Caen - Fondée en 1996.

" Protéger la vie, Préserver sa santé, Eveiller son esprit... "

Les crochets de la mante… et la pratique des armes dans notre kungfu… – LISHAN

Par Emmanuel


Notre école, depuis sa création, a toujours proposé la pratique des armes dès le début de l’apprentissage. Le maniement des armes, quelles qu’elles soient, apporte en effet de nombreuses qualités très utiles pour la pratique à mains nues. Il développe la coordination, le sens de la distance et du rythme et enseigne l’art des déplacements. En tant que prolongement du corps, l’arme nous permet de mieux comprendre les principes corporels sous-jacents à nos disciplines : étendre, ployer, utiliser la taille, favoriser le relâchement et l’usage des appuis, etc…

L’usage de plusieurs armes différentes permet enfin de développer l’adaptabilité, pour être ensuite “à l’aise” avec n’importe quel outil à n’importe quelle distance… que ce soit un parapluie, un tabouret ou une chaise…

Les armes principales qui sont abordées dans une première étape, sont le sabre, l’épée, le bâton long, le simple et double bâton… Mais il existe de nombreux  autres “ustensiles” parfois bien étranges… que nous étudions par la suite…

A côté de la hallebarde, proche du bâton, on trouve par exemple, la lance, le “tribâton”, sorte de “nunchaku” à 3 branches… ou encore l’éventail ! Ce dernier d’ailleurs pouvait être redoutable dans des mains expertes… Autrefois pratiqué pour “donner le change”, alors que les armes étaient prohibées, il était parfois orné de lames et de pointes à ses extrémités…).

Arrêtons-nous aujourd’hui sur une arme traditionnelle bien particulière : les “crochets de la mante”. Une arme ancienne étrange, appelée SHUANG GOU (“double crochets”).

Son origine la fait remonter à la dynastie Song, des Royaumes combattants ou même plus tôt dans l’histoire. Les descriptions les plus anciennes dateraient de l’ère des Qing. Également connue sous le nom de “crochet à tête de tigre”, elle est généralement utilisée par paire…

On retrouve cette arme dans de nombreux styles de kungfu, mais plus particulièrement ceux du nord de la Chine… C’est l’une des armes emblématiques du Tang Lang Quan, style de la “Mante Religieuse”.

Il s’agit en fait d’un instrument composé de 4 armes différentes complémentaires :

1/une pique – partie en pointe sous la poignée – pour frapper d’estoc ou couper
2/une “demi-lune” – partie semi-circulaire qui surplombe la poignée, pour protéger la main qui tient l’arme, parer et couper la main de l’adversaire.
3/une épée  tranchante des deux côtés – toute la partie longiligne.
4/un crochet – à l’extrémité de “l’épée” – pour accrocher les armes ou membres adverses. Cette partie était également utilisée pour joindre les 2 armes par les crochets, et transformer ainsi l’ustensile en une sorte de longue lance flexible pour frapper à distance !

Voici un petit aperçu de ce travail du “Shuang Gu”, dans un échange à deux, pris sur le vif !

Les étudiants du mardi ne le savent pas… mais ils commencent à développer les bases du maniement de cette arme, lors des cours de double bâton !

Intéressé ? Rendez-vous chaque mardi à 18h30 !


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